Pourquoi parler du CCAS ?
Parce que beaucoup d’habitants ne savent pas vraiment ce qu’il fait.
Et pourtant, c’est l’outil public qui agit au plus près des fragilités : seniors isolés, familles en difficulté, précarité énergétique, jeunes en rupture, handicap, accès aux droits, logement indigne…
Aujourd’hui, le gouvernement envisage de rendre les CCAS facultatifs pour toutes les communes.
Or, depuis la loi NOTRe, leur nombre a déjà chuté de 28 000 à 14 500.
Moins de CCAS, c’est moins de proximité.
Moins de proximité, c’est plus d’opacité sociale.
Et souvent, des habitants moins accompagnés.
À Étréchy, nous avons besoin d’un CCAS fort.

Bien plus qu’un guichet : un véritable pilotage social local
Le CCAS (Centre Communal d’Action Sociale) n’est pas qu’un bureau qui traite des dossiers.
C’est un établissement public communal chargé de mettre en œuvre la politique sociale locale.
Il permet aux élus d’assumer pleinement cette responsabilité, au lieu de la diluer dans une structure intercommunale plus lointaine.
Oui, certains territoires ont fait le choix du CIAS (Centre Intercommunal d’Action Sociale) c’est-à-dire une structure mutualisée à l’échelle de plusieurs communes.
Les CIAS peuvent gérer des services importants, mais ils éloignent la décision du terrain.
À l’échelle d’une commune de 7 000 habitants, nous croyons à la force de la présence locale : un lieu qui connaît les situations, les visages, les réalités.
Le CCAS est ce que la commune en fait :
minimal… ou moteur.
Ce que nous voulons pour Étréchy
1️⃣ Maintenir fermement notre CCAS
Pas de délégation au CIAS.
Pas de dilution.
Une politique sociale incarnée par des élus engagés et un conseil d’administration actif.
Un contact direct avec les habitants.
2️⃣ En faire une véritable maison de la solidarité
Un lieu d’accueil et d’écoute.
Un point d’entrée unique pour les situations fragiles.
Un accompagnement humain, pas seulement administratif.
Et surtout : des priorités définies non pas à l’intuition…
mais grâce à une Analyse des Besoins Sociaux complète.
L’ABS : notre boussole pour agir juste
L’Analyse des Besoins Sociaux est obligatoire.
Elle est pourtant trop souvent formelle — et rarement partagée avec l’ensemble des élus.
C’est dommage.
Car l’union fait la force, et la transparence renforce la qualité des décisions.
Nous nous engageons à présenter et partager pleinement l’ABS avec tous les élus municipaux, majorité comme opposition. Une politique sociale efficace ne gagne rien à rester confidentielle.
Elle permettra :
- un portrait précis de la population (âge, revenus, logement, santé),
- un diagnostic clair des fragilités (isolement, précarité énergétique, mobilité, jeunesse en rupture),
- l’expression des habitants et des partenaires (CAF, associations, écoles),
- des priorités assumées,
- des recommandations d’action concrètes.
L’ABS ne sera pas un document rangé dans un tiroir.
Elle sera notre boussole.
Des actions qui changent réellement le quotidien
Un CCAS fort, ce n’est pas seulement des aides légales obligatoires (domiciliation, instruction des aides).
C’est aussi des missions facultatives, là où se joue la vraie identité sociale d’une commune :
- aides ciblées contre la précarité énergétique,
- ateliers numériques pour lutter contre l’exclusion digitale,
- actions intergénérationnelles,
- prévention de l’isolement,
- soutien aux familles fragilisées.
Un CCAS peut être un laboratoire social :
Repair Café, inclusion numérique, coopérations associatives.
Le handicap : un engagement que nous prendrons personnellement
Le handicap ne sera pas un sujet périphérique.
Il sera un axe structurant de notre action.
Le CCAS devra être un acteur central de l’inclusion : meilleure information des familles, coordination des partenaires, accompagnement des démarches, soutien aux aidants.
Nous voulons passer d’une approche ponctuelle à une politique cohérente et transversale, intégrant l’accessibilité, la participation citoyenne et la reconnaissance des besoins spécifiques.
Une commune inclusive ne se décrète pas.
Elle se construit avec constance et attention.
Le logement digne n’est pas négociable
La solidarité, c’est aussi défendre le droit à un logement digne.
Des situations existent. Elles sont connues, vous pouvez en découvrir une dans l’article sur l’hébergement d’urgence.
Elles ne doivent plus rester dans l’ombre.
Nous mettrons en place :
- un dispositif clair et confidentiel de signalement au CCAS et au service urbanisme,
- un accompagnement des locataires pour constituer des dossiers solides,
- une coordination systématique avec l’Agence Régionale de Santé (ARS) et les services compétents,
- un suivi régulier des situations signalées pour éviter l’enlisement.
Quand la précarité est exploitée, la commune doit agir avec rigueur et détermination.
Se loger dignement n’est pas un privilège.
C’est un droit.
Soutenir les aînés et articuler avec les EHPAD
Même sans gérer directement un EHPAD (Établissement d’Hébergement pour Personnes Âgées Dépendantes), le CCAS reste un pivot du “bien vieillir”.
Il peut :
- accompagner les démarches d’admission,
- instruire les demandes d’aide sociale à l’hébergement,
- maintenir le lien social,
- coordonner avec le Département, l’ARS et les associations,
- prévenir la perte d’autonomie en amont.
Vieillir à Étréchy doit rester un parcours accompagné, pas un parcours isolé.
Mettre des moyens là où les habitants en ont besoin
Le budget du CCAS était de 150 000 €.
Cette année, l’ancienne mandature évoquait un niveau ramené à 120 000 €.
Nous faisons le choix inverse.
Si nous voulons un CCAS réellement moteur, un montant en hausse devra être assumé. Son niveau précis sera confirmé et détaillé lors de notre rencontre publique du 18 février 2026.
Ce choix n’est pas neutre. Il traduit une vision.
Là où d’autres réduisent, nous décidons d’investir dans la solidarité locale.
La vraie question reste simple : voulons-nous un CCAS minimaliste… ou un CCAS utile ?
Voilà l’engagement que nous prenons devant vous
- Maintenir et valoriser la proximité sociale.
- Décider sur la base d’un diagnostic sérieux.
- Développer des actions facultatives ciblées et visibles.
- Innover socialement.
- Refuser la dilution intercommunale.
- Protéger concrètement les habitants face aux abus, notamment dans le logement.
Mais nous irons plus loin :
nous ne nous contenterons pas d’assurer les missions obligatoires d’un CCAS. Nous voulons en faire un moteur d’initiatives locales dont la commune pourra être fière — un outil vivant, créatif, capable d’impulser des projets et de fédérer les énergies.
Une commune qui prend soin des siens
Nous croyons qu’une commune de 7 000 habitants peut et doit rester maîtresse de son action sociale.
Un CCAS fort, c’est plus de proximité.
Plus d’accompagnement.
Plus d’humanité.
Et surtout : une commune qui connaît ses habitants… et agit là où c’est nécessaire.
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